Lorsque le climat de travail se dégrade, une question revient souvent :
Pourquoi est-ce toujours aussi tendu ici ?

Comment améliorer l’ambiance au travail sans changer les autres ?
Les réunions deviennent lourdes, les échanges plus secs, les non-dits s’accumulent. Très vite, l’attention se focalise sur les autres :
un collègue difficile, un manager maladroit, une équipe qui ne communique pas correctement.
Pourtant, il existe une approche à la fois puissante, structurante et profondément responsabilisante pour améliorer le climat de travail sans attendre que les autres changent.
Cette approche repose sur un outil simple et redoutablement efficace : le modèle de Brooke, aussi appelé modèle CPEAR.
Le modèle de Brooke vient de Brooke Castillo, une coach de vie américaine, fondatrice de The Life Coach School.
À l’origine, c’est un outil de coaching cognitif inspiré des thérapies cognitivo-comportementales (TCC) et de la psychologie cognitive. L’idée centrale est simple mais puissante :
Ce ne sont pas les événements qui créent nos émotions, mais la manière dont nous les interprétons.
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Pourquoi le climat de travail se dégrade-t-il si souvent ?
Quand les tensions deviennent la norme au travail
Dans de nombreux environnements professionnels, les tensions s’installent progressivement. Elles commencent souvent par de petits malentendus, des frustrations non exprimées ou des interprétations hâtives, puis finissent par peser sur l’ambiance collective.
La tentation de vouloir changer les autres
Face à ce malaise, le réflexe est presque automatique : chercher la cause à l’extérieur de soi.
Un collègue perçu comme difficile, un manager jugé maladroit, une équipe qui « ne communique pas bien ».
Une autre approche pour améliorer l’ambiance au travail
Et si l’amélioration du climat de travail ne passait pas par le changement des autres, mais par une transformation de notre manière d’interpréter et de répondre aux situations ?
Améliorer l’ambiance au travail en commençant par soi
Changer sa posture intérieure n’est ni une résignation ni un renoncement.
C’est une manière consciente d’influencer les relations professionnelles là où nous avons réellement du pouvoir.
Le modèle de Brooke propose précisément ce déplacement du regard :
passer du contrôle des autres à la responsabilité de son vécu et de son impact relationnel.
Le modèle de Brooke (CPEAR) appliqué au climat de travail
Présentation rapide du modèle de Brooke
Le modèle de Brooke repose sur une idée clé :
Ce ne sont pas les situations qui déterminent notre vécu, mais la manière dont nous les interprétons.
Il se compose de cinq éléments, toujours dans le même ordre :
- C - Circonstances : les faits, uniquement les faits
- P - Pensées : ce que vous vous dites à propos de la situation
- E - Émotions : ce que vous ressentez
- A - Actions : ce que vous faites (ou ne faites pas)
- R - Résultats : les conséquences obtenues
Ces cinq éléments forment une chaîne logique.
Comprendre cette chaîne, c’est reprendre la main sur son vécu… et sur son impact au travail.
Pourquoi utiliser le modèle de Brooke pour améliorer le climat de travail ?
Dans un contexte professionnel, nous avons souvent l’impression de subir :
les décisions, les comportements, la pression, les contraintes.
Le modèle de Brooke vient poser un regard radicalement différent.
Les 4 bienfaits majeurs du modèle de Brooke au travail
Identifier ses schémas de pensée automatiques
Ce sont eux qui nourrissent les tensions, les malentendus et parfois l’épuisement relationnel.
Reprendre du pouvoir là où il est réellement possible
Vous réalisez que vous influencez bien plus votre quotidien professionnel que vous ne l’imaginiez.
Clarifier l’impact de votre communication sur l’équipe
Vos mots, votre posture, vos silences produisent des effets concrets sur l’ambiance collective.
Désamorcer les croyances limitantes
« Je n’ai pas le choix », « ici on ne peut rien dire », « ça ne changera jamais »…
Le CPEAR permet de sortir de ces cercles fermés.
Les 5 étapes du modèle CPEAR pour améliorer le climat de travail
C - Circonstances : revenir aux faits, rien qu’aux faits
Les circonstances sont la situation objective, sans jugement ni interprétation.
Imaginez que vous soyez une caméra.
Exemples au travail :
- « Mon collègue n’a pas répondu à mon email »
- « Mon manager a modifié le planning »
- « Une remarque a été faite en réunion »
Aucune intention. Aucune conclusion. Juste des faits.
P - Pensées : la petite voix intérieure
Immédiatement après la circonstance, une pensée apparaît, souvent automatiquement.
Pour une même situation, les pensées peuvent être très différentes :
- « Il me manque de respect »
- « Il est débordé »
- « Mon message n’était peut-être pas clair »
E - Émotions : ce que vous ressentez vraiment
Chaque pensée génère une émotion.
- « Il me manque de respect » → colère, frustration
- « Il est débordé » → compréhension, patience
A - Actions : ce que vous faites (ou évitez)
Votre émotion influence directement votre comportement :
- relancer sèchement
- éviter la personne
- ruminer sans rien dire
- ou clarifier calmement la situation
Même l’inaction est une action.
R - Résultats : l’ambiance que vous contribuez à créer
Le résultat est la conséquence directe de vos actions :
- tension renforcée
- malaise relationnel
- dialogue rétabli
- climat apaisé
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Exemple concret : comment une pensée influence l’ambiance au travail
Une situation fréquente en réunion
Circonstance
« En réunion, mon idée n’a pas été retenue »
Pensée
« On ne m’écoute jamais ici »
Émotion
Frustration, découragement
Action
Silence, retrait, désengagement
Résultat
Moins de participation → encore moins d’écoute
Le climat de travail se détériore… sans que personne n’ait “mal agi”.
Changer la pensée ne signifie pas se mentir, mais ouvrir le champ des possibles.
Leadership relationnel : améliorer le climat de travail sans être manager
Une situation fréquente en réunion
Le leadership relationnel ne dépend pas d’un titre.
Il commence par la capacité à observer ce cycle en soi.
Quand une personne change :
- sa lecture d’une situation
- sa manière de communiquer
- son positionnement émotionnel
- l’équipe entière en ressent les effets.
C’est l’effet systémique de la communication individuelle.
Quand utiliser le modèle CPEAR dans sa vie professionnelle ?
Dès que vous ressentez :
- une tension récurrente
- une frustration persistante
- un sentiment d’impuissance
- l’impression de tourner en rond
Le modèle de Brooke devient un outil de self-coaching relationnel.
Les 3 clés pour bien utiliser le modèle de Brooke au travail
L’honnêteté
Personne ne lit vos pensées.
Soyez vrai avec vous-même. C’est la condition du changement.
La prise de recul
Revenir aux faits permet de désamorcer de nombreux conflits avant même qu’ils n’existent.
L’écoute de soi
Derrière chaque pensée se cache souvent :
- un besoin non exprimé
- une peur
- une valeur importante
Les identifier transforme la communication.
Améliorer durablement le climat de travail : un choix intérieur
Le modèle de Brooke nous rappelle une chose essentielle :
nous ne contrôlons pas les autres, mais nous influençons le système.
Changer sa posture, ce n’est pas se taire.
Ce n’est pas s’adapter à l’inacceptable.
C’est reprendre un pouvoir conscient sur sa manière d’être en relation.
Et bien souvent, c’est précisément ce premier pas qui transforme durablement l’ambiance au travail.



